Démocratie & Résilience

L’intitulé du mouvement « Démocratie Directe & Résilience » déclenche un certain nombre de questions émanant de divers laboratoires de recherche sur la démocratie : Citoyens Constituants, Gentils Virus, Article 3, M1D, CLIC, pour ne citer que les principaux.

Et en premier lieu, cette question : pourquoi avoir introduit ce concept assez peu connu de « résilience » en politique ? Certains nous en font le reproche au prétexte que ce serait un terme à la « notoriété montante » et que nous aurions voulu faire ainsi preuve d’opportunisme en nous plaçant sous son égide. Voyons ce qu’il en est réellement….. Continue reading

La faillite annoncée de la société industrielle

Nous avons vu dans le chapitre précédent qu’en fin de compte, le problème n’est pas tant celui de la perspective de la décroissance économique de la société industrielle, mais bien plus celui de sa faillite comptable. Ces deux conjectures sont toutes deux inéluctables, mais la décroissance économique est plutôt une bonne nouvelle, alors que la faillite comptable en est une bien mauvaise.

En effet, la décroissance de la production des biens et services va induire une adaptation immédiate de l’espèce humaine, car nous savons depuis longtemps que la qualité principale de l’homme c’est précisément sa formidable capacité d’adaptation, sous réserve toutefois que des dispositifs néfastes ne viennent gêner, ou même étouffer, son potentiel inné de réactivité. En parlant de dispositif néfaste, nous pensons notamment au système politique et législatif qui sera en mis en place durant cette décroissance. Nous reparlerons de cette question un peu plus tard. Continue reading

L’important c’est le résultat d’exploitation, pas le PIB

Comme nous l’avons déjà dit, le PIB n’est qu’un solde intermédiaire de gestion et ne mesure que le volume de certaines composantes de l’activité économique globale, à savoir la consommation, les rémunérations, ou la valeur ajoutée, mais pas du tout le résultat d’exploitation global.

Pour une entreprise, ne considérer que le PIB, reviendrait à ne s’intéresser qu’à l’augmentation de son chiffre d’affaires, ou au montant de masse salariale, tout en négligeant complètement de regarder son résultat d’exploitation, c’est à dire son bénéfice ou son déficit. C’est naturellement impensable…. Continue reading

Comment établir une comptabilité nationale sincère et probante ?

Le principe de base de la comptabilité, inscrit dans tous les manuels pédagogiques, est de reproduire une image sincère et probante de l’activité d’une entité. En terme fiscal, ce principe devient même une obligation coercitive passible de sanction en cas de manquement avéré.

Mais cette obligation ne s’applique pas à l’Etat oligocratique. Celui-ci, en effet, omet délibérément de comptabiliser un certain nombre de postes de charges que les lois fiscales élémentaires obligent pourtant le simple entrepreneur citoyen à prendre en compte. Ces postes de charges, dont l’inscription en comptabilité changerait radicalement la configuration finale des comptabilités nationales de toutes les nations, concernent les variations de stocks de ressources naturelles, la pollution et certaines provisions pour maintenance et traitement des déchets. Continue reading

Décroissance et faux bilans

La décroissance est avant tout un nom commun féminin que nous trouvons dans le dictionnaire et qui signifie « l’action de décroître ». Son synonyme est « diminution », pouvant être évaluée au plan physique en volume, en hauteur, en largeur, en poids, en nombre, etc….. Employé seul, ce substantif ne veut rien dire si on ne l’associe pas à une unité de mesure significative de la chose à quantifier. Par exemple on pourra parler de la décroissance du débit d’un fleuve mesurée en variation de mètres cubes secondes, ou de la décroissance des rendements d’une céréale mesurée en variation de tonnes à l’hectare. Continue reading

Conférence / débat : « Vers la démocratie directe »

vendredi 5 janvier 2018 – Café de la Cloche –  4, rue de la Charité – 69002 LYON de 18h à 20h
animée par Christian Laurut

Contrairement à ce qu’on entend ici ou là, la démocratie directe n’est pas qu’un simple ingrédient de la cuisine démocratique, dont le saupoudrage d’une pincée plus ou moins substantielle serait de nature à modifier le goût général de l’organisation sociétale dans le but espéré que cette dernière soit ponctuellement mieux appréciée du bon peuple. La démocratie directe, c’est tout simplement la vraie, la seule forme d’organisation sociétale qui respecte son sens éthymologique, à savoir le pouvoir du peuple, et il est aujourd’hui possible de l’installer comme système politique à part entière.

Etat des lieux de l’organisation sociétale

Le système représentatif est en voie d’atteindre, aujourd’hui, le stade ultime de sa déliquescence. Ses mandataires sont de plus en plus contestés par le peuple. Leur probité, leur compétence et leur crédibilité sont mises en doute. L’abstentionnisme progresse lors des diverses élections, affaiblissant d’autant la légitimité des élus et des hauts fonctionnaires investis. De nombreuses lois votées par le parlement, ainsi que certains décrets pris par les technocrates, sont réfutés par la rue et doivent être retirés, ou « retoqués », dans la confusion et la précipitation. Bref, l’angoisse démocratique bat son plein et chaque groupe politique s’interroge sur la façon de faire semblant d’octroyer un peu plus de pouvoir au citoyen par le discours théorique, tout en lui en laissant chaque jour un peu moins dans la réalité concrète. Continue reading